Quelques jours de vacances à Oléron : vignobles et coucher de soleil

Publié le par Alouette

Donc, la semaine dernière je suis allée passer quelques jours sur l'île d'Oléron, que je ne connaissais pas du tout. Trajet en voiture mercredi, en passant par La Réole, Libourne... souvenirs souvenirs... Nous avons traversé une grande partie du vignoble bordelais : Saint-Emilion, Côtes de Blaye et tant d'autres noms célèbres.

Des vignes à perte de vue, de vieilles vignes, de jeunes vignes...

Погода была чудесная. Le temps était parfait : beau, pas trop chaud, avec ces jolis petits nuages blancs d'été dont j'oublie toujours le nom.

Dans cette jeune vigne, un tracteur plantait des piquets avec un bruit curieux. Nous nous sommes arrêtées pour prendre quelques photos. Quel drôle de paysage ! Quelle monotonie, que ces rangs de vigne tous semblables qui semblent filer indéfiniment !

J'avais, dans une vie antérieure, grâce à mon travail, eu l'occasion de discuter avec des tailleurs de vigne. Il me semblait que ce devait être décourageant de se trouver face à cette infinité de ceps apparemment tous semblables, à tailler, tailler durant tout l'hiver, dans le froid et sous la pluie. Mais tous me disaient qu'en fait, chaque cep est différent, et que chacun donne à réfléchir sur ce qui doit être coupé ou laissé. Ce travail est moins répétitif qu'il n'en a l'air. Et, généralement, ces tailleurs de vigne ont choisi de vivre au grand air, ils se préfèrent là qu'enfermés dans une usine, au cul d'une machine qui leur impose sa cadence. Ou même dans un bureau. Je les comprends mais j'aurais du mal quand même. 

Dans mon jardin, je préfère des rangs de légumes nombreux et courts plutôt qu'un seul très long rang (d'ailleurs, maintenant je ne fais plus de rangs du tout). Autrefois, quand les hommes n'avaient pas encore oublié que la vigne est une liane, elle était cultivée sur des arbres ! Ça devait être vraiment différent à conduire.

Je trouve que les grappes de raisin sont un beau symbole d'opulence, n'est-ce pas appétissant ? On aimerait croquer dedans à pleine bouche. Dommage que la vigne soit une des cultures les plus traitées chimiquement ! Plus de vingt traitements par an, avec des produits peu recommandables... Paradoxe cruel de notre "agriculture moderne". Est-ce vraiment là un progrès ? Des fruits magnifiques, mais toxiques...

Nous avons aussi traversé les vignobles charentais, dédiés au cognac et au pineau. Le paysage ne diffère guère, même sol aride, peut-être plus encore ici où il est très calcaire, mêmes rangs de vigne courant vers un invisible horizon...

Lors d'une halte, c'est du raisin blanc que nous avons trouvé.

Il me semble qu'ici, le feuillage est plus léger, d'un vert plus tendre, les grappes paraissent moins fournies, les grains plus petits. Dommage que je ne connaisse rien aux cépages.

Mais blanc ou rouge, c'est beau et appétissant. J'aime aussi beaucoup la forme des feuilles de vigne (et les feuilles de vignes farcies, miam !) Et le pineau est un apéritif très agréable.

Après encore bien des kilomètres, nous avons enfin franchi le pont d'Oléron, enfin atteint le camping, enfin pu couper le moteur de la voiture dont le fracas commençait à me lasser, monter la tente, et aller voir le soleil se coucher sur l'océan, mon rêve depuis longtemps. Un de mes rêves, j'en avais plusieurs et, en quatre jours, j'ai réussi à tous les réaliser ! 

Qu'ajouter de plus ? Un magnifique coucher de soleil rouge-orangé, l'odeur de l'océan, le sable frais entre les orteils, les goélands qui passaient tranquillement, une douce brise marine, le bruit des vagues...

En se tournant vers l'est, une moitié de lune suspendue dans un ciel pastel, rose, bleu et mauve,  de drôles de cailloux ronds échoués, quelques baigneurs téméraires...

Le début des vacances !


Publié dans Ailleurs

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

virjaja 15/09/2009 09:02

c'est pour ça qu'on part assez souvent, tu as raison, c'est très monotone ces vignes sur des kilomètres.....gros bisous. cathy

Alouette 20/09/2009 17:44


oui, je comprends...
j'ai vécu huit ans dans les Landes, c'est monotone aussi, mais en même temps, comme c'est la forêt, c'est plus vivant, plus sauvage
bonnes balades !